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Les défibrillateurs

Depuis 2010, la ville de Liévin a décidé dans le cadre de sa politique de prévention, d’installer des défibrillateurs dans les établissements recevant du public.

Defribilateur

L’utilisation des défibrillateurs automatisés par tout citoyen permet à la victime de bénéficier le plus rapidement possible de la défibrillation en attendant l’arrivée des secours : le SAMU (le 15) ou les pompiers (le 18).

Un maillage du territoire

Pour être efficace, il faut développer la présence de ces appareils dans les lieux publics. 5  appareils sont installés dans les équipements culturels, 8 dans les équipements administratifs, 10 dans les équipements sportifs et 13 dans les salles polyvalentes, soit un total de 36 défibrillateurs semi-automatiques dans les équipements recevant du public. Le service hygiène et sécurité de la ville veille au bon fonctionnement et au remplacement des batteries et des électrodes de ces appareils. L’installation de défibrillateurs se poursuivra en 2016.

Capitaine Sébastien Keller, chef du CIS Liévin

keller-IMG_3082« Le défibrillateur automatisé externe (DAE) est l’un des maillons essentiels de la prise en charge des arrêts cardio-respiratoires.

 Le premier réflexe est d’alerter les secours en appelant les numéros d’urgences 18 – 15 – 112, puis de procéder sans délais aux gestes de ranimation (compression thoraciques et insufflations), -complétés par l’utilisation d’un DAE.

Les premières secondes et minutes ainsi gagnées avant l’arrivée des Sapeurs-Pompiers et du SAMU seront précieuses et augmenteront les chances de survie de la victime.

J’incite également la population à se sensibiliser aux gestes de premiers secours (PSC1), dispensés par les associations locales de sécurité civile (Croix Rouge, Protection Civile…) ».

Valérie et Jean-Luc Leroy, policiers au commissariat de Liévin et créateurs de l’association « Ludovic, un défi pour la vie »

P1050318« En 2009, notre fils unique de 14 ans, Ludovic, est décédé des suites d’une fibrillation ventriculaire alors qu’il était au collège. Aucun symptôme ne laissait présager ce drame.  Nous nous sommes engagés dans un combat en créant l’association « Ludovic, un défi pour la vie » qui sensibilise sur l’importance d’installer des défibrillateurs dans des endroits stratégiques tels que les établissements scolaires, les salles de sport… Avec un défibrillateur, on passe de plus 4 % de chances de survie à 45 %, alors, nous désirons que notre message continue à passer au-delà des frontières. A ce jour, grâce aux fonds récoltés, notre association a déjà offert 63 défibrillateurs à des structures. Dernièrement, nous avons été touchés par deux enfants de 6 et 9 ans qui ont pris un euro de leur tirelire pour en faire don, il n’y a pas de petit don, chaque geste compte ! En parallèle, nous avons aussi démarché le ministère de l’Education Nationale pour mettre en place le PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1), destiné au grand public, pour les collégiens. Nous continuerons toujours à nous battre pour cette cause. »

50 000 décès par an

En France, chaque année, cinquante mille personnes meurent d’un arrêt soudain et brutal des battements du cœur, dont 10 % sur la voie publique. Seulement 3 % des personnes sont sauvées car l’intervention doit être rapide après l’accident. Chaque minute écoulée réduit en effet les chances de survie de 10 %. “L’arrêt cardiaque n’est pas forcément fatal, souligne la Fédération française de cardiologie. Notre cœur peut repartir s’il est pris en charge à temps. Sa seule chance : la présence d’un témoin qui appelle les secours, effectue un massage cardiaque en attendant leur arrivée et utilise un défibrillateur s’il est disponible”.