Menu 

Liévin hier

histoire

La bute de Riaumont, berceau de Liévin :

Le passé archéologique de la commune est indéniable. De nombreux vestiges de l’époque néolithique puis romaine et gallo-romaine en témoignent. La plus vaste nécropole franque du Pas-de-Calais (752 tombes), exhumée en 1905 sur la colline de Riaumont, atteste que Liévin fut une importante ville mérovingienne.

Un village à vocation agricole

Jusqu’au 19è siècle, Liévin, petit village artésien, vit essentiellement de l’agriculture.
En 1414, la population de « Liévin en Artois » s’élève à 150 habitants. Ils seront 600 en 1759.

En 1789, Liévin, gros village de 900 habitants environ, connaît lui aussi les soubresauts de la Révolution.

La période est surtout marquée par la redistribution des terres consécutive à la vente des biens nationaux confisqués au clergé et aux nobles.
La commune appartient alors au canton d’Hersin-Coupigny et au District de Béthune.
En 1820, Liévin est toujours un village avec ses 1 223 habitants. La population est regroupée près de la Souchez. La Grande Rue (rue du 4 Septembre actuelle) rassemble l’essentiel des commerçants et des artisans. Des quatre moulins d’avant la Révolution, il n’en subsiste que trois : Fromeulle, celui du lieu-dit actuel « Jardin Public » et celui du lieu-dit « Abattoir ».

Quelques dates  :

300  – 350 millions d’années – La formation du charbon

A la fin de l’ère primaire, il y a 300 à 350 millions d’années, à l’époque du carbonifère, le climat « à Liévin » est chaud et humide avec une végétation très importante. Des débris de végétaux s’accumulent sous une faible profondeur d’eau. Après affaissement du sol, la forêt meurt et le charbon se forme. Sur la couche végétale se dépose des alluvions. La végétation réapparaît. La couche en dessous ne contient plus d’air donc les sédiments (déchets de la couche végétale) s’enrichissent en carbone et deviennent du charbon.

01

130 -65 millions d’années – Ere secondaire : Le Crétacé

Le Crétacé est une épaisse formation géologique sédimentaire qui marque la fin du Mésozoîque et qui a été nommée ainsi parce que la craie en est une roche prédominante. Le terrain crétacé est principalement constitué par des couches de dépôts crayeux marins qui se sont déposées au fond des mers existant à cette époque. (colline du Caumont)

La colline de Riaumont est sur sa partie supérieure composée de sable landénien (butte témoin), sable qui correspond au fond de la mer de cette époque.

02

 – 3300 avant JC

Des hommes du néolithiques chasséens s’étaient établis sur la colline de Riaumont. Ils nous ont laissé des traces de leur passage : fonds de hutte, silex taillés et poteries.

A cette époque, les hommes ne sont plus des chasseurs-cueilleurs,Ils se sédentarisent et deviennent cultivateurs-éleveurs.

03

200 avant JC

C’est l’époque des Gaulois à Liévin. On découvre des poteries et de nombreux fragments toujours sur la butte de Riaumont.

50 avant JC

Les Romains s’installent sur le versant sud de la colline de Riaumont : découverte d’un fortin romain avec fossé défensif et d’une fontaine.

Le nom de Liévin tirera son nom de Levesano qui signifie « Eau qui est bonne, eau qui guérit ».

Avec la Pax Romana, les romains resteront à Liévin durant trois siècles et construiront une villa romaine avec tout le confort de l’époque : fresques murales, mosaiques, hypocauste(chauffage par le sol).

05

500 Après JC – Les mérovingiens

En 1905, Edouard Drouet, ingénieur aux mines de Liévin, découvre lors de la construction de la cité des Grands -Bureaux, un cimetière Franc de 747 tombes. Cette découverte fournira un formidable trésor archéologique qui fut totalement perdu lors de la Première Guerre Mondiale.

Une nouvelle découverte est faite dans les années 2000, on retrouve cinq corps supplémentaires.

Le cimetière mérovingien de Liévin :

En 1905 en construisant la cité des Grands-Bureaux on découvrait une nécropole où reposaient nos ancêtres liévinois de la fin de l’époque romaine, des Grandes invasions du Vè siècle et de la période mérovingienne.

Le livret d’Edouard Drouet était devenu rarissime, cette découverte capitale pour la compréhension de la naissance de la nation française et de notre identité régionale avait besoin d’être à nouveau publiée, complétée et rendue accessible à tous. La revue GAUHERIA a consacré récemment une série d’articles, du numéro 90 à 99, bousculant les idées reçues sur cette période de notre histoire car faisant appel aux plus récentes conclusions de la recherche scientifique archéologique internationale. Liévin n’est pas le plus grand cimetière mérovingien du Pas-de-Calais, les Francs n’ont pas dévasté notre région et notre cité-garnison liévinoise était cosmopolite, avec la présence au sein de la population autochtone gallo-romaine, de Saxons, d’anglo-saxons, de Thuringiens, de Frisons de Bataves, de Germains orientaux ou des bords du Rhin, de Francs et de soldats de l’armée romaine chargés de défendre la frontière nord de l’Empire. On y verra aussi le pillage en 1914-18 des collections d’objets exposés dans les Grands-Bureaux. Des armes ont été emmenées en Angleterre, des bijoux à Berlin puis en Russie en 1945 ! Le numéro 85 avait rappelé la découverte rue Clovis en 1958-76 de caves néolithiques faisant de LIévin la plus ancienne ville du département avec 5 000 ans de présence humaine. (source Francis Roger)

La fibule dorée (épingle de vêtement féminin du VIè siècle) trouvée à Liévin en 1905, actuellement conservée à Moscou :

 

fibule

1070 Après JC

Première mention manuscrite de Liévin qui est à ce moment Lévin. Le nom apparaît dans la charte du Comte d’Eustache prélevant sur la commune les impôts sous la forme de sacs de froment et de châpons. Contemporain de cette époque, le bénitier de la première église de Liévin.

11è siècle

Le château fort de Liévin a été construit au milieu des marécages sur une motte artificielle sur laquelle fut construit une tour carrée en bois.. plus tard la pierre remplacera le bois trop fragile et inflammable.  Le château fort de Liévin fut assailli à de nombreuses reprises au cours des siècles. En 1515 il n’est qu’une éminence entourée par les eaux de la Deule.

Son emplacement se situe de nos jours à proximité du Centre Arc-en-ciel.

1398

Le premier moulin à eau apparaît à Liévin : le moulin de Fromeulle en Liévin. Notre ville compte avec celui-ci cinq moulins à eau sur la Haute Deûle (la Souchez) : Rolincourt, Riaumont, L’Abattoir, Val de Souchez, pour moudre de la farine. Seul celui de l’Abattoir servait à fabriquer de l’huile.

09

1478

A l’emplacement du jardin public actuel, le Seigneur LEBORGNE établit son château d’Oréaulmont.

Il brûle en 1741 avec la moitié des maisons du village.

1742

René de Moges, réédifie un autre château plus près de la rue du Quatre Septembre actuelle.

Par acquisition et héritage il deviendra la demeure des familles De Fontaine, De la Fonteyne De Villers, puis Aronio de Romblay jusqu’en 1917.

Pour péréniser l’histoire de ce site, les ruines du pigeonnier correspondant à la tour de guet du premier château d’Oréaulmont édifier en 1478 sont en cours de réfection par les services techniques municipaux.

Louise Aronio de Romblay a joué un rôle important lors de la première guerre mondiale en venant en aide à la population liévinoise. Elle reste à Liévin et ouvre les portes de son château aux réfugiés, créée un hôpital dans sa cave, s’occupe aussi de 25 orphelins et offre un de ses terrains pour servir de cimetière.

11 11b

1648

La Bataille de Lens par le Prince de Condé. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Lens

La majeure partie des troupes du Prince de Condé est passée par le territoire liévinois.

Le choc principal des armées Française et Espagnoles a eu lieu au niveau de la rue de l’Abregain (Apre gain).

1736

M. Pierre-Marie Thobois découvre la borne de Liévin datant de 1736, rue de Cracovie à Liévin.

Celle-ci nous donne l’orthographe définitive de Liévin à cette date.

13

1774

Le château de Rolincourt (aujourd’hui Rollencourt) est remanié à de nombreuses reprises. Au départ, il fut la demeure du Comte d’Aumale, puis des familles De Ligne et Jonglez de Ligne.

Le château faisait partie de la seigneurie de Rolincourt. La demeure conservait de très beaux tableaux de maîtres et était connu pour sa somptueuse cheminée monumentale en marbre rouge de Bretagne. Le château fut détruit lors de la Première Guerre Mondiale.

14

1869

Construction du château à la tour pour M. Jonglez de Ligne par l’architecte Mayeur.

Contrairement aux précédents châteaux évoqués plus haut, il n’est plus une résidence seigneuriale mais une vaste habitation bourgeoise de grand luxe comprenant de nombreuses pièces telles que salle de billard, fumoir et chapelle intérieure. Le chêne et le marbre décorent l’habitation

De nos jours, à la place du château s’élève l’école Paul-Bert Emile-Littré.

15

1857

En 1857, la Compagnie des Mines de Lens découvre par forage la Houille à l’angle des rues Courtin et Défernez. Dès lors s’en suivra une fièvre charbonnière avec l’édification de nombreuses fosses aux quatre coins de la commune.

L’exploitation charbonnière renforce l’économie nationale mais causera aussi de nombreuses catastrophes minières (1882, 1883, 1885, 1907, 1936, 1957et la dernière de 1974 avec ses  42 victimes).

16

1914

La guerre de 1914-1918 anéantira la commune de Liévin. Au lendemain du conflit plus une seule maison n’est debout à Liévin. De retour après la guerre les habitants ne peuvent retrouver leurs maison tant l’apocalypse règne.

Il faudra près de 10 ans pour reconstruire les principaux bâtiments publics et les exploitations charbonnières et mettre en application un plan d’assainissement et de nivellement sur l’ensemble de notre commune.

La commune aura perdu plus de six cent Liévinois, civils ou militaires.

La Maison de la Mémoire est un musée d’histoire locale présentant les grandes étapes historiques de Liévin. Installée dans les locaux de la Maison de Tous, ancienne fondation de la Croix-Rouge Américaine de New-York, édifiée en 1926-27.