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Liévin aujourd’hui

INSUFFLER LE RENOUVEAU

Fermeture de la mine : mourir ou se reconvertir ?

L’arrêt de l’exploitation minière est un véritable cataclysme pour cette ville du Pas-de-Calais. Comme toutes les villes de mono-industrie, Liévin voit d’un seul coup disparaître tous ses emplois. En 1986, la mission d’évaluation sur les politiques de reconversion du bassin minier menée par l’ingénieur Lacaze prônait même « la démolition de toutes les cités minières ». Le défi est gigantesque : il s’agit d’imaginer une  nouvelle ville, de lui donner les moyens de vivre, de créer des activités, de l’emploi, des perspectives, le tout dans une région sinistrée et traumatisée par la disparition de ce qui la faisait vivre depuis plus d’un siècle.L’équipe municipale conduite depuis 1981 par Jean-Pierre Kucheida, un géographe de 38 ans, animé d’une grande force de persuasion s’y attelle avec persévérance et énergie. Santé, justice, logement, travail : tout est à recréer.

 

Restructurer la ville

Dans le combat pour sa survie, Liévin, cinquième ville du département en importance,  cherche à se moderniser sans renier son passé. Quelques grandes étapes vont marquer le passage à l’après-charbon : désenclavement de la ville, création d’un centre-ville, implantation de services, mise en œuvre d’une véritable politique de l’habitat, offre culturelle, politique de formation, notamment. Trente ans plus tard, en 2011, Liévin bénéficie de plusieurs  d’infrastructures, dont certaines remarquables comme le Stade Couvert, de pointe comme la Polyclinique, de grande qualité de services, comme les béguinages, la médiathèque, Le Louvre-Lens….

 

Quartier par quartier, reconstruire la ville

Lorsque les Houillères quittent Liévin, elles laissent derrière elles un habitat hétéroclite et souvent mal entretenu. Pas de tout-à-l’égout, ni d’assainissement. Les toilettes et les sanitaires sont souvent à l’extérieur. Baraquements, cités demi-lunes, cités provisoires ou semi provisoires rappellent la reconstruction hâtive menée après la Première Guerre mondiale, dont les cités dites hollandaises sont un vestige. Plus de la moitié du parc était composé de logements sociaux, et les droits des travailleurs de la mine– mineurs ou veuves de mineurs- continuaient de s’exercer à travers leurs ayant-droits. Pour faire revivre Liévin, il était indispensable de rendre les logements  décents, dignes et accessibles.

 

Une nouvelle devise : ambition, envergure et excellence

Réhabiliter des logements ne suffit pas pour donner un nouvel essor à une ville. Il faut élaborer un projet de développement plus ambitieux, dépassant les frontières de la ville, orienté autour de quelques axes forts et réalisations symboliques, susceptibles de répondre aux besoins de la population. Les choix de la municipalité se porteront sur le sport, la santé, la formation et les nouvelles technologies. Avec à chaque fois, une recherche d’excellence.

 

Le Stade couvert

Le projet du stade couvert est né d’une saine rivalité entre Lens et Liévin. Henri Darras, le maire de l’époque, qui avait  assisté aux réunions d’extension du stade Bollaert au conseil général, émit l’idée d’un stade pour Liévin. Le projet fut retenu, l’athlétisme était ancré dans l’histoire de la ville.

 

La Polyclinique

La fermeture des Houillères, qui géraient huit établissements hospitaliers dispersés sur le bassin, entraîna la création d’un groupement d’établissements privés à but non lucratif, l’ANHAC.

 

La formation

Des plus petits aux aînés, la formation est un enjeu majeur du devenir de Liévin.  Instituteur, le député-maire Henri Darras en avait eu pleinement conscience. Au cours de ses mandatures (1952 -1981), 4 collèges et trois lycées ont été construits. Les collèges Montaigne, (1956), Descartes (1957), Curie (1963), Riaumont (1967) et les lycées d’enseignement général et professionnel (1959), technique (1967), Hennebique (1978). De 1995 à 2002, le lycée d’enseignement général et professionnel, rebaptisé lycée Henri Darras a été rénové et modernisé. L’accroissement des moyens dévolus au lycée correspond à la volonté de mettre également l’accent sur des filières professionnelles. La formation est au cœur d’un processus indispensable sans lequel les habitants n’ont pas accès aux emplois proposés. Sans une formation adaptée, Liévin ne pourra réellement endiguer le problème endémique du sous-emploi.

 

L’université d’Artois à Liévin

Lorsque l’université d’Artois ouvre ses portes en 1992, Liévin n’y trouve pas son compte. « Il y en a pour Arras et pour Lens, rien pour Liévin ! », tempête le maire. Le président du conseil général Roland Huguet, ardent promoteur du projet universitaire qu’il a porté sur les fonts baptismaux, le rassure : une université du sport est prévue à Liévin… dans un deuxième temps. C’est chose faite : les UFR de sciences et techniques des activités physiques et sportives ont intégré les locaux conçus par l’architecte Bruno Herbert. L’université d’Artois est une clef de voûte du pôle d’excellence sportif imaginé et conçu par les édiles

La fac des sports signe avec le RC Lens

Le jeudi 18 mai 2017, la faculté des sports de Liévin a signé une convention avec le Racing Club de Lens ainsi qu’une faculté chinoise. A 17h00, au Centre Technique et Sportif de la Gaillette à Avion, l’Université d’Artois a procédé à la signature officielle de conventions établies entre sa Faculté des Sports et de l’Education Physique et ses partenaires, l’Université Normale Supérieure de Pékin, le Racing Club de Lens, la Ligue de Football des Hauts de France et la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale Hauts-de-France (DRJSCS).

Créée en 1995, la Faculté des Sports et de l’Education Physique de Liévin qui accueille plus de 800 étudiants en Licence, Master et Doctorat vient d’écrire, ce jeudi 18 mai, une nouvelle page dans son histoire. Un chantier se termine, celui d’une troisième tranche des travaux offrant désormais des conditions d’accueil et d’études optimales…Un autre commence à l’Université d’Artois, dans cette université en mouvement, inscrite au cœur du territoire, dynamique et ambitieuse. Avec la signature de ces conventions, la Faculté des Sports témoigne officiellement de la volonté de s’engager durablement dans un partenariat prometteur avec la Chine et ce, dans la continuité des échanges transculturels existants depuis maintenant 15 ans entre l’Université d’Artois, son Institut Confucius, et l’Université Normale Supérieure de Pékin (UNSP). La finalité de ce partenariat est avant tout de favoriser les échanges internationaux et les collaborations pédagogiques, scientifiques et sportives Franco-Chinoises pour la formation et pour la recherche en Sciences du Sport. Le football français plaît, celui des Hauts de France notamment, celui de Lens tout particulièrement. Et c’est précisément le football qui a retenu toute l’attention de l’UNSP. Dans cet esprit, la faculté des Sports et de l’EP de Liévin a travaillé de conserve avec le Racing Club de Lens et a entrepris les efforts nécessaires pour unir et réunir l’ensemble des forces du bassin minier et de la région autour de ce projet « d’excellence », sur le pôle sportif d’excellence de l’agglomération Lens-Liévin.

Un projet de partenariat international exemplaire qui permet de fédérer et d’établir des liens forts et incontournables entre les acteurs de l’Enseignement Supérieur et ceux du mouvement sportif ; plus précisément la Faculté des Sports et de l’EP de l’Université d’Artois, l’Université Normale Supérieure de Pékin (UNSP), le Racing Club de Lens (RCL), la Ligue de Football des Hauts de France ses pôles espoirs féminin et masculin (LFHF) et le pôle haut niveau de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS).

Au niveau régional, ces partenariats permettront d’une part, de penser le projet de vie du sportif avec une approche innovante et plus humaine et, d’autre part d’optimiser l’accessibilité des formations pour les sportifs de haut niveau (ou de « bon niveau », notamment des footballeurs, pour envisager de concilier avec succès projet sportif, projet de formation et insertion professionnelle.

Contact Faculté des Sports et de l’EP de Liévin:

Isabelle Caby, Maître de Conférences Université d’Artois,

Directrice, Faculté des Sports et de l’EP de Liévin (isabelle.caby@univ-artois.fr) http://www.univ-artois.fr

 

Le Pôle d’Excellence Sportif

Le Pôle d’Excellence Sportif, aménagé par Territoires Soixante-Deux, s’étend sur plus de 100 ha. Il est situé dans le triangle formé par les autoroutes A26, A21 et A1. Territoires Soixante-Deux vous propose des fonciers destinés à accueillir des activités liées à la santé voire au sport et vous accompagne également vers la réussite de votre implantation.

Bientôt des réserves du Louvre à Liévin

Le centre de conservation des œuvres du musée du Louvre sera construit à Liévin (62).

Actuellement situées à Paris en zone inondable, les réserves du musée du Louvre abritent près de 250 000 œuvres menacées par les crues de la Seine. Pour les préserver, un nouveau centre de conservation sera construit et c’est un site proche du Louvre-Lens qui a été choisi.

Le pôle de conservation des œuvres du Louvre à Liévin sera réalisé par l’agence Rogers Stirk Harbour (auteur de l’extension du British Museum à Londres, en 2014). Son projet vise à construire un bâtiment à l’architecture parfaitement intégrée dans l’environnement, avec notamment une grande toiture végétalisée.

L’équipement sera implanté à Liévin, sur le site de l’ancienne cité Jaurès, à proximité immédiate du Louvre-Lens. La Région s’est engagée à investir 5 millions sur les 60 millions d’euros du projet prévu pour début 2019.

Plus qu’un lieu de stockage, ce sera un lieu d’études et de recherche scientifique sur les collections du musée du Louvre, complémentaire de l’atelier de restauration des œuvres du Louvre-Lens. De plus, ce pôle de conservation pourra être utilisé pour mettre à l’abri des œuvres menacées par des conflits internationaux.

Vivalley : un campus à  l’Américaine

Réunir en un seul et même endroit des entreprises, la formation, des sportifs ou encore des étudiants au cœur des cités minières, voilà le réel objectif du nouveau projet appelé : cluster « Vivalley ». Impulsé par la Communauté d’Agglomération Lens-Liévin, suivi attentivement par la Municipalité de Liévin, ce projet avance à grands pas et suscite pas mal de convoitises régionales. Le pôle « Vivalley » a pour ambition d’accompagner le développement économique de notre territoire à partir de la thématique « sport, bien-être et santé ». Et quel autre endroit que Liévin pour voir émerger ce nouveau campus à l’Américaine. En effet ici, les structures sont déjà existantes avec l’Arena Stade Couvert, la faculté des sports ou encore le Parc Rollencourt… Une fois de plus, c’est donc à Liévin que des investisseurs privés et publics ont choisi de s’installer pour encourager l’émergence d’initiatives liées au développement d’activités de loisirs, à l’accompagnement de la pratique sportive ou encore à la mesure de la performance. Pour le plus grand bonheur de notre population et de notre jeunesse qui cultivent de multiples talents et cherchent à exprimer pleinement leurs potentialités…

LIEVIN, POLE D’ATTRACTION

 

Réveil économique et innovation

La fin du charbon signifiait, pour l’ensemble du bassin, la perte de milliers d’emplois. Dès lors, le développement économique était un des grands objectifs de la municipalité. S’appuyant sur différentes structures intercommunales la mairie entreprend un long travail pour faire venir des entreprises à Liévin. Un comité de développement économique dont le champ d’action s’étend sur de nombreuses communes se bat pour attirer les industries Au début, le combat est difficile. Mais, dès 1986, parmi les villes de taille comparable, Liévin est la seule à ne pas perdre d’habitants. Les premières mesures de rénovation urbaine et le développement des infrastructures portent leurs fruits. S’appuyant sur une vision ambitieuse et un discours cohérent, la ville émet des signaux positifs pour des investisseurs. Le CD 58 joue un rôle moteur. Tout du long de cette voie des zones commerciales et d’activité légères sont créées : ZAC an 2000, ZAC des Alouettes et ZAC Quadraparc. Renault, Peugeot, Veolia s’y sont installés.

 

Technologie verte et environnement

La qualité de la vie est un argument déterminant pour attirer et fixer une  population. Dans sa reconstruction progressive, Liévin a bénéficié d’une chance exceptionnelle. Celle d’avoir de l’espace. Des friches pour bâtir mais aussi des espaces verts comme le Parc Rollencourt, le Bois de Riaumont, le jardin public, le Percot, le parc Mazarin, celui des Equipages… Car, avant de devenir une ville minière, Liévin était un petit bourg d’agriculteurs. La nature y a une place de choix

 

VIVRE ENSEMBLE ENTRE TRADITION ET MODERNITE

 

La cohésion au service de la solidarité sociale

A Liévin, la solidarité est une tradition. Elle est un héritage du monde minier, tant dans le monde professionnel que dans la vie quotidienne. Cette solidarité a irrigué le tissu social par le biais d’une multitude d’associations –on en compte plus de 200- qui traduisent dans le domaine de la vie privée une cohésion que l’on trouve rarement dans la société contemporaine Ces associations interviennent dans de multiples domaines : loisirs, aide alimentaire, aide vestimentaire, fraternité, solidarité, festivités culturels et culturels… La cohésion sociale est un trésor qui a été en quelque sorte institutionnalisé par la municipalité avec la création des centres culturels et sociaux. Leur développement fut tel que la ville de Liévin compte aujourd’hui trois pôles majeurs (Marichelles, Riaumont, Calonne/Saint Albert-Saint Amé) volontairement  décentralisés de façon à encourager la solidarité au cœur des quartiers.

 

Le sport : une passion, une consécration

Le sport à Liévin, c’est une histoire d’amour et une longue tradition. Il puise dans les qualités des Liévinois, que sont la solidarité, le courage et l’abnégation, hérités de l’histoire minière. Les sports d’équipe, le football, mais aussi le basket-ball sont une passion. En athlétisme, la ville est aujourd’hui une référence internationale. Quant à la petite reine, elle a toujours été très appréciée par les habitants du nord. Au cœur de la réussite sportive, on trouve le « pôle d’excellence », articulé autour d’infrastructures, tels  que le Stade Couvert, qui a joué un rôle très important dans l’essor de la ville et son positionnement. Autour de ces équipements, la ville a décliné plusieurs activités annexes :  l’hébergement et la restauration spécialisation en médecine sportive à la Polyclinique, et, bien sûr, la formation. Mais la perche, le tir à l’arc, le javelot, le jeu de boules ou la colombophilie ont également toujours leurs adeptes. Marqués par le souvenir de la convivialité qui entourait chaque concours, ces sports représentent une valeur patrimoniale forte.

 

Inscrire l’avenir dans les traces du passé

Le projet de la base 11-19, située sur la commune de Loos-en-Gohelle, est un nouvel exemple de la volonté de Liévin et de ses voisins d’inscrire l’avenir dans les traces du passé. Conçu dès 1986, il consiste à faire de cet ancien carreau de la fosse, où subsiste deux des plus hauts chevalements d’Europe, un lieu dont le développement durable est le fondement. Des activités culturelles (Métaphone) et économiques (eco-entreprises) ont été installées dans les 1 800 m2 de bâtiments existants, mis aux normes Haute Qualité Environnementale (HQE. Le pavement du carreau a été refait en pavés de pierre et schistes. Deux structures se consacrent particulièrement au développement des éco-entreprises dans le Nord-Pas-de-Calais. Le Cd2e (Création Développement des Eco-entreprises) informe, conseille et accompagne les entreprises, notamment celles du secteur du bâtiment et de la construction, dans le choix des techniques pour l’habitat écologique. Le Centre Ressource du Développement Durable (CERDD) a été créé pour accentuer cette démarche vers le développement durable et lui ouvrir de nouvelles perspectives.

Sur le même territoire, l’association La chaîne des terrils a pour mission de « protéger, animer et valoriser » le patrimoine du bassin minier. Elle mène notamment des travaux de recherche sur la faune et la flore des anciens terrils. Certains des insectes, batraciens, oiseaux que l’on y trouve, n’existent nulle part ailleurs que dans le sud de la France. L’association organise aussi des visites pour le grand public et les scolaires pour faire découvrir et valoriser le patrimoine minier ainsi que la bio-diversité de ces anciens terrils.

Les deux bâtiments encore vides devraient être affectés l’un à une brasserie, l’autre à un hall d’exposition consacré aux bio-matériaux.

 

« Ce texte est extrait du livre des Editions du Palais « Liévin, Hier, aujourd’hui et demain ». Possibilité d’achat dans les points de vente habituels