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Le bassin minier de l’UNESCO

Rendez-vous sur le site du bassin minier Nord-Pas-de-Calais

unesco2017

 

Depuis le 30 juin 2012, le Bassin minier du Nord-Pas de Calais fait partie du millier de biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, aux côtés de « merveilles du monde » aussi prestigieuses que les Pyramides d’Égypte, la Grande Muraille de Chine ou la Chaussée des Géants en Irlande du Nord.

Le Comité du patrimoine mondial a reconnu la valeur universelle exceptionnelle de son patrimoine et de ses paysages ainsi que sa place exceptionnelle dans l’histoire sociale du monde de la mine. Pendant presque trois siècles (1720-1990), l’exploitation a façonné le territoire, les paysages et les Hommes.

Avec ses fosses d’extractions, ses chevalements, ses terrils, ses cavaliers, ses cités ouvrières, etc…, le Bassin minier, inscrit au titre de « Paysage culturel évolutif vivant », offre un patrimoine porteur de sens et de valeurs.

 

A Liévin, 10 sites sont répertoriés :

 

Cité St-Albert
Attachée à la Fosse n°16 de la Société des mines de Lens, la cité pavillon­naire n°16 dite Cité St-Albert fut construite entre 1921 et 1925. Elle pour­suit la Cité des Provinces à Lens avec laquelle elle forme un continuum urbain. La cité est structurée par une voirie orthogonale et propose majoritairement des regroupements par deux habitations, quelques barres de logements venant toutefois compléter la cité sur ses bordures. La majorité des façades est entièrement composée de briques rouges avec, en parties supérieures, des faux-colombages ou des quadrillages en briques peintes en blanc. Les façades de certains pavillons sont en pierres de meulières à joints rubanés.

N° élément : 63 AB

Autre commune concernée : Loos-en-Gohelle

 

École de la Cité St-Albert

L’école de la Cité St-Albert est une autre réalisation du modèle-type d’école élaboré par la Société des mines de Lens dans les années 1920. Elle est composée d’un seul corps rectangulaire terminé, à ses extrémi­tés, par deux pavillons. Entièrement de briques blanches, les façades sont ponctuées par de nombreux motifs de briques rouges. L’école maternelle est élevée sur un seul niveau et est composée de trois corps de bâtiment disposés en T. L’ornementation architecturale des façades constitue un écho à celle de l’école primaire, les jeux de briques étant inversés : les façades sont entièrement en briques rouges avec des motifs en briques blanches.

N° élément : 63 AC

 

Chevalement n°3 bis

Dernier vestige de la Fosse n°3 (1859-1978) de la Société de Lens, le chevalement du n°3bis se situe aujourd’hui au coeur d’une zone d’acti­vité. Jumeau du puits n°11 à Loos-en-Gohelle, il s’agit d’un chevalement datant de 1922, construit en poutrelles à treillis. Le chevalement possède un campanile surmonté d’un paratonnerre et de l’insigne minier (deux pics croisés). Ce chevalement possède une très grande portée symbo­lique et commémorative. En effet, le 27 décembre 1974, une explosion ravage une partie des chantiers du fond de la Fosse n°3, faisant 42 morts, 5 blessés, 116 orphelins. Il s’agit de la plus importante catastrophe minière dans la France d’après-guerre.

N° élément : 70 Inscrit Monument Historique

 

Chevalement n°1 bis

Dernier témoin de la Fosse n°1 (1858-1976) de la Société Houillère de Liévin, le chevalement du n°1bis date de 1922. Il s’agit d’un chevalement en poutrelles à treillis rivetés. Les chevalements du n°1 bis de la Société Houillère de Liévin et du n°3 bis de la Société des mines de Lens, à Lié­vin, illustrent la rivalité de style entre les deux compagnies. Distants de quelques dizaines de mètres, ils sont situés sur la même commune mais pas sur la même concession. Celui appartenant à la Société de Liévin est plutôt sobre tandis que l’autre, de la Société de Lens, porte un campanile avec paratonnerre surmonté de l’insigne minier (deux pics croisés).

N° élément : 71 Inscrit Monument Historique

 

Temple protestant

L’implantation protestante dans le Bassin minier est tardive. Au début du 20ème siècle, les directeurs de la Société de Liévin, probablement eux-mêmes protestants, encouragent le culte réformé. Entièrement détruit lors de la Première Guerre mondiale, le temple est inauguré en mai 1925 (architectes Laude, Lamarre et Henry). Il se présente comme un impo­sant bâtiment cubique augmenté d’une annexe accueillant la salle des fêtes et les salles de réunions. L’extérieur est couvert d’un enduit de ciment gris recouvrant une maçonnerie de briques et une structure en béton armé. Un clocher-porche est posé sur l’angle droit, le porche lui-même étant fermé par une grille Art Déco.

N° élément : 72 Inscrit Monument Historique

 

Grands Bureaux de la Société houillère de Liévin

Reconstruits dans les années 1920, les Grands Bureaux de la Société houil­lère de Liévin regroupaient les services centraux, techniques, comptables, financiers et commerciaux de la Société. Avec la Nationalisation, ils sont reconvertis en maternité de la Société de Secours Minière. Ils accueillent aujourd’hui les services de la ville de Liévin. D’architecture simple et entiè­rement en briques, il s’agit d’un vaste édifice rectangulaire. Les façades accueillent, aux second et troisième niveaux, des reliefs sur lesquels figurent les emblèmes du mineur, seuls motifs, avec le cartouche, rappe­lant aujourd’hui la fonction originelle de l’édifice.

N° élément : 73 A

 

Cité des Bureaux ouest

La cité est caractéristique des cités pavillonnaires construites par la Société de Liévin dans l’entre-deux-guerres. Les pavillons sont construits en briques ou en parpaings de schiste. La volumétrie est dans son ensemble assez simple. La cité bénéficie de beaux alignements d’arbres. Conformément au style architectural de la Société, les façades de cer­taines habitations sont composées d’un assemblage de briques rouges et de briques roses. D’autres typologies offrent un traitement particulier par enduit dit « à la tyrolienne » composé de petits gravillons mélangés au mortier. Les façades sont ponctuées de fers d’ancrage en forme de « barrette » de mineur ou d’étoile.

N° élément : 73 B

 

Terril 80

Le Terril 80 est issu de l’activité de la Fosse n°3 de la Société houillère de Liévin. Terril plat, il a été exploité pour sa valeur économique puis, par la suite, requalifié par des opérations de terrassements et de pré-verdisse­ment (plantation d’arbres et d’arbustes). Il sert aujourd’hui de support aux activités sportives et de loisirs.

N° élément : 74 A

 

Cité des Garennes

Située en bordure du Terril 80, cette cité pavillonnaire (années 1920) de la Société de Liévin a la particularité de jouer avec la topographie dans l’implantation de ses logements. Les façades de certains pavillons sont composées d’un assemblage de briques rouges et de briques roses séparées à mi-hauteur. Des motifs en losange de briques rouges ou roses viennent également animer les façades et les pignons aveugles. D’autres typologies offrent, dans la partie supérieure des façades, un traitement particulier par enduit dit « à la tyrolienne » composé de petits gravillons mélangés au mortier.

N° élément : 74 B

 

Cité des Petits Bois

Cette cité pavillonnaire fut construite par la Société de Liévin dans l’entre-deux-guerres. Jouant sur les ruptures de pente du sol, elle offre de belles perspectives et propose majoritairement des habitations regroupant deux logements. En comparaison avec d’autres cités, la volumétrie est davantage travaillée : deux volumes accolés avec toiture à deux pans avec ou sans lucarne, et débords de toiture. la cité accueille en outre une typologie particulière de pavillon en forme de chalet avec une toiture à longs pans. Les façades sont soit en briques de parpaings nues, soit enduites « à la tyrolienne ».

N° élément : 75