Un peu d’histoire
| L’histoire de Liévin commence bien avant la découverte du charbon…. |
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La butte de Riaumont, berceau de Liévin :
Le passé archéologique de la commune est indéniable. De nombreux vestiges de l’époque néolithique puis romaine et gallo-romaine en témoignent.
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La plus vaste nécropole franque du Pas-de-Calais (752 tombes), exhumée en 1905 sur la colline de Riaumont, atteste que Liévin fut une importante ville mérovingienne.
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| Un village à vocation agricole | Retour haut de page |
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Jusqu’au 19éme siècle, Liévin, petit village artésien, vit essentiellement de l’agriculture. En 1789, Liévin, gros village de 900 habitants environ, connaît lui aussi les soubresauts de la Révolution. |
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La période est surtout marquée par la redistribution des terres consécutive à la vente des biens nationaux confisqués au clergé et aux nobles.
La commune appartient alors au canton d’Hersin-Coupigny et au District de Béthune. En 1820, Liévin est toujours un village avec ses 1 223 habitants. La population est regroupée près de la Souchez. La Grande Rue (rue du 4 Septembre actuelle) rassemble l’essentiel des commerçants et des artisans. Des quatres moulins d’avant la Révolution, il n’en subsiste que trois : Fromeulle, celui du lieu-dit actuel "Jardin Public" et celui du lieu-dit "Abattoir". |
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| Le charbon, la deuxième révolution |
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En 1857, la découverte de 4 couches de houille va métamorphoser l’économie et le paysage de la commune. Liévin connaît la fièvre de la recherche houillère, la joie de la découverte et jouit d’une certaine prospérité à travers l’extraction. C’est maintenant une ville minière dont la population augmentera régulièrement jusqu’à l’aube de la première Guerre Mondiale (25 698 habitants en 1914). Le centre d’activité s’est déplacé progressivement de la Grande Rue au Grand Chemin de Liévin à Lens (l’actuelle rue Jean-Baptiste Défernez). |
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Les cités minières font leur apparition et la ville compte trois hameaux :
Loos, Saint-Martin et Rollencourt. L’accroissement de la population a nécessité l’installation d’un marché hebdomadaire le mercredi, de deux écoles communales et laïques, d’une école de filles de la Compagnie des mines de Lens et d’une école de garçons de la Compagnie des mines de Liévin. |
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| Au coeur de la grande guerre |
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La Grande guerre va tout anéantir et transformer des siècles d’histoire en
champ de ruines. Le Liévin du XVIIIème siècle, au charme incontournable, riche de ses églises, de ses manoirs et de ses châteaux, Rollencourt, Aronio de Romblay, Jonglez de Ligne est totalement détruit. |
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Les Liévinois vivent tant bien que mal dans les caves. Les vivres sont rares. Les bombardements provoquent de nombreux morts et blessés parmi les civils. On évalue à 400 le nombre de décès pour toute la commune. 600 soldats liévinois meurent au champ d’honneur.
La Croix de Guerre 1914-1918 est décernée à la ville de Liévin le 10 août 1920 par M. Alain Lefebvre, Ministre de la Guerre, avec la mention suivante : "La ville de Liévin, rempart de la ville de Lens, a été entièrement détruite par le canon. Malgré le nombre élevé des victimes, elle s’est toujours montrée digne et vaillante dans les épreuves et sous la domination ennemie." Devant l’ampleur des dégâts, il faut se remettre rapidement et vaillamment à l’ouvrage : remise en état des voies de communication, routes, chemin |
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| A nouveau dans la tourmente |
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La deuxième guerre mondiale n’épargne pas la commune. Dès l’attaque ennemie du 10 mai 1940, on évacue les gens demeurant autour des fosses, par crainte des bombardements. En 1941, les Allemands installent une Kommandantur
de régiment, rue Jean-Baptiste Défernez. Dans les puits de mine, la résistance se généralise et les actes de bravoure se multiplient. En mai et juin de cette même année, une grande grève paralyse le Bassin Minier. Les nazis cèdent pour la première fois dans l’histoire de l’occupation. Malheureusement, et c’est aussi le prix de l’héroïsme, nombreux sont les martyrs liévinois. |
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La ville de Liévin perd 220 de ses concitoyens en tant que victimes civiles.
225 liévinois meurent sous les drapeaux. La paroisse Saint-Martin à elle seule déplore la disparition de 42 de ses enfants : 34 civils et 8 FFI. Après le débarquement de juin 1944, la lutte s’intensifie. Le 14 juillet, les Liévinoises arborent des cocardes tricolores et se recueillent devant le monument aux Morts. Elles savent, et l’occupant aussi, que la situation se dégrade de plus en plus. Le 1er septembre voit le désarroi des nazis qui s’enfuient ou se barricadent dans leur cantonnement. Le lendemain, le gros de la huitième armée britannique traverse la commune en un défilé triomphal auquel assiste le "tout Liévin". La fanfare de Calonne draine la population jusqu’à la Mairie. Liévin est libérée. |
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| Avant tout, produire |
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Liévin n’échappe pas, dès 1945, à l’objectif de production de 100 000 tonnes par jour. Pour reconstituer son industrie et sa puissance économique, la France a besoin du charbon, première source d’énergie de l’époque.
A la mine, on embauche à tour de bras. Les mineurs relèveront le pari au prix de nombreux sacrifices. Comme si cela ne suffisait pas, la silicose, maladie professionnelle due à l’inhalation de poussière de charbon, fait son apparition. |
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| La récession minière |
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De 1960 à 1980, 60 puits de mine sur les 67 existant ferment dans le Nord Pas-de-Calais. Liévin connaît la récession. Son dernier puits en exploitation ferme au lendemain de la catastrophe du 27 décembre 1974, à Saint-Amé. 42 mineurs périssent dans ce terrible accident.
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| La page de la mono-industrie est tournée. | ||
| Liévin, terre de labeur et de sacrifices |
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La population liévinoise a payé un lourd tribut à l’exploitation charbonnière. En un peu plus d’un siècle, cinq terribles catastrophes ont endeuillé la commune.
Le 28 novembre 1861, 2 mineurs succombèrent à la fosse N°1. Le 13 août 1882, on dénombrait 8 victimes au puits de la fosse 3. Peu de temps après, le 14 janvier 1885, 28 gueules noires disparaissaient lors de la tragédie de la fosse N°1. Le 16 mars 1957, la mine frappait de nouveau, à la fosse N°3, faisant 10 nouvelles victimes. La catastrophe la plus meurtrière survint le 27 décembre 1974 à la fosse Saint-Amé. En ce jour noir, 42 mineurs étaient emportés par un terrible coup de grisou. |
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| Les Maires de Liévin, de 1789 à nos jours |
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Procope-Alexandre-Joseph de LIGNE :
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1790 – 1810
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Pierre CARON :
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1810 – 1819
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Jacques DELABY :
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1820 – 1822
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Pierre CARON :
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1822 – 1825
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Henri-Antoine de LIGNE :
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1825 – 1856
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Nicolas Antoine DELABY :
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1856 – 1871
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Alexandre Procope
Comte JONGLEZ de LIGNE : |
1871 – 1878
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Louis SCHMIDT :
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1879 – 1892
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Félix PAMART :
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1892
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Edouard DEFERNEZ :
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1893 – 1905
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Arthur LAMENDIN :
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1905 – 1912
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Pierre LEROY :
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1912 – 1913
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François PLOUVIER :
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1914
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Léon DEGREAUX :
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1919 – 1925
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Jules BEDART :
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1925 – 1929
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Silas GOULET :
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1930 – 1935
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Henri-Joseph THIEBAUT :
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1936 – 1939
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Louis THOBOIS :
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1939 – 1944
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Henri BERTIN :
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1944 – 1945
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Florimond LEMAIRE :
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1945 – 1947
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Eugène GOSSART :
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1947 – 1952
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Henri DARRAS :
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1952 – 1981
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Jean Pierre KUCHEIDA :
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